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A MA FILLE

Je ne te vois jamais, j'ai perdu ton visage,
Et ton nom dans ma tête a des sons de trépas ;
Pourtant j'ai protégé le moindre de tes pas,
Toi qui toujours étais petite fille sage.

Aujourd'hui je te pleure en pensant à demain ,
Ton ombre plane là dans cette pièce vide,
Et quand je pense à toi tout me semble insipide,
Puis il m'arrive alors de perdre mon chemin.

Combien de temps, de jours, combien de mois de peine
A croire en ta visite un seul instant, rien qu'un ?
Mais jamais plus tu ne viendras comme quelqu'un
Qui vient revoir son père et ma tristesse est pleine...

Marcel SIMONNEAU

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COMME UN NOUVEAU SABBAT

Vous êtes des vieux monts nés du sein de la Terre,
Projetés dans la vie en des siècles lointains ;
La France n'a que vous et l'Auvergne en est fière :
Sur vos flancs les gaulois battirent les romains !

Vous scrutez l'horizon comme des sentinelles,
Châteaux-forts élevés qu'on appelle volcans,
Et dardez vers le ciel les puissantes mamelles
De cette terre chaude aux sites provocants.

Le Puy de Dôme est roi, dominant la Limagne,
Il dort, et fait semblant de ne pas regarder
L'équipe de Tazieff, observant la montagne,
Qui voit des profondeurs la lave déborder.

Car demain son réveil ébranlera la ville,
Il se fera la nuit, et tel un assassin,
Promu dieu de l'enfer, plus méchant qu'en Sicile,
Prométhée en fureur crachera son venin !

Et l'hiver et l'été, sur la chaîne des Dômes,
Désormais un grand feu d'artifice enchanteur,
Comme un nouveau sabbat de multiples fantômes,
Encensera l''éther de sa vive lueur...

Marcel SIMONNEAU

(Prix des Volcans d'Auvergne de l'Académie des Poètes Classiques de france)

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DECOMPOSER LES MOTS POUR COMPOSER LES SONS

Comme Rimbaud voyait des couleurs à ses lettres,
Je perçois à mon tour de magiques fragments
De chansons, comme un flou de mille sentiments
Que seuls quantifieraient les experts et les maîtres.

Multiples sons de mots en syllabes classés
Qu'on appellerait "dons" comme on nomme les notes,
Que liraient savamment les plus subtiles glottes
Sur une triple octave aux bémols émoussés.

Le poème serait mélodie envoûtante,
Amalgame royal des essences de lyres,
Et l'on verrait chantés sur la gamme géante
Les rêves, les chagrins, les rires, les délires...

Comme Rimbaud rêvait de couleurs à ses lettres,
J'expose mon brevet aux instances des Lettres.

Marcel SIMONNEAU

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TU N'ES PLUS LA

Tu n'es plus là, demain je serai triste encore ;
Pour toi j'écris ces mots que tu liras l'hiver,
Quand tu seras bien loin des sources de l'enfer
Qui t'ont brisé l'enfance et les rêves d'Aurore.

Tu sauras que j'étais un père malheureux
Avec un coeur trop grand, fragile, plein de larmes ;
Trop souvent j'ai souffert et je repris mes armes
Pour oublier le temps où j'étais amoureux...

Amoureux de la vie, amoureux de ta mère,
Heureux d'être ton père et d'avoir tant reçu...
Depuis ce temps je souffre et je reste déçu
D'impossibles amours et de trop de misère.

Ma fille tu sauras que la vie est un don
Et que donner la vie est plus beau que de naître,
Mais qu'ai-je fait de toi, de ce tout petit être
Que j'ai laissé grandir bien loin de ma maison ?

Marcel SIMONNEAU

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Marcel SIMONNEAU
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