Poèmes libres
Présentation et CV
Le SIMONNET
Simonnets et sonnets
Poèmes classiques
Poèmes libres
Ecriture automatique
Critiques de lettrés
Palmarès poétique

AU PAVILLON DES OMBRES

Fini le temps des rires
Au pavillon des ombres :
Le soleil n'a plus d'ire
Et les vastes mers sombres
Sombrent.

Silence en proie au doute...
Quand la peur se déchaîne,
Le village à la traine
A refermé sa route :
Toute.

La nuit nous mortifie,
Enfle la solitude,
Un peu par habitude,
Alors l'on se confie...
Fi !

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


AU RIVAGE DES RÊVES

Je veux voir le ciel bleu
Et contempler sans trêve
Le voyage
Au rivage
Des rêves
Je veux la vie comme l'oiseau
Pour suivre l'horizon jusqu'à l'éternité
Naviguer
Dans l'éther
Et regarder la terre
Divinement
Je veux l'amour
Passionnément
Sentir autour
De sa puissance génétique
De grisantes musiques
Je veux être génie
Pour diriger le temps
Je veux être mille ans
Pour redonner la vie
Il est des noms de fleurs
Qui sentent le bonheur
Et des sentiers ouverts aux amoureux des Muses
Je suis le voyageur que le bon sens accuse
J'aime vivre pour vivre et telle est ma raison
Que ne suivrais je pas ma seule passion

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


BLUES D'ETE

Le verbe haut d'antan abondamment s'épuise...
La brume s'allume,
Nul mot n'a maux à dire,
Et le feu tamisé n'a d'ire
Que pour ce faux silence qui rôde.

Rien ne parlera plus des amours sans soleil,
Brûlantes d'éphémères,
Ni de ces longs serments de pacotille
Nés dans les lits des filles
Sans sentiments.

Au revoir l'espérance, au revoir le bonheur !
J'ai trop donné mon coeur pour des séries de haine...
Non ce n'est plus la peine,
Je ne sens plus ce fleuve envahir mon espace,
Cette bouffée de rêves à fleur de certitude,
Cette chaleur unique aux dix mille rayons...
Je ne sens plus l'extase
Ni les matins heureux éclaboussant de vie.

Je t'ai perdu, l'amour, définitivement,
Et je suis mal sans toi !

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


DECHIRURE

Un jour de pluie
Mon corps figé
De pensées insensées qui se révoltent
Ou pleurent

C'est un soir
Avant la nuit
Où l'espoir
S'évanouit

Les jardins suspendus et les balcons tout nus
S'en vont
Comme ce clair de lune
Sur la chair de tes dunes

On avait dessiné ensemble
Des poèmes
Ensemble on avait appris
Les mêmes douleurs
Mais pas les mêmes pleurs

Toi tu voulais apprendre
Moi je voulais suspendre
Cette vie

J'ai déserté tes rêves
Et mon bonheur s'achève où s'épanouit ta sève
Nos printaniers frissons
N'étaient qu'illusions

Quand je tendrai la main
Pour des miettes d'amour
Quand je ne serai rien
Qu'un pauvre troubadour
Au banc de la misère

Si non âme noyée
Dans l'immoralité
Te fait pitié
Alors je t'en supplie
Vois là ma vérité
De trop d'absurdité

Vois là que je t'aimais !

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


DES MOTS D'OMBRE

Tu t'écris des mots d'ombre,
Poète de lumière,
Des milliers d'émotions
Pour composer ta vie ;
Tu flanques au flanc du rêve
Ta misère universelle,
Mais personne ne sait ce qui bout,
Ce qui joue ton enfance morte,
L'absence d'une mère
Ou celle de la mer,
L'amertume posthume
Des ratés en exil
Sur une île fragile...
As tu perdu le fil
Ombilical
Qui fait ton mal
De vivre libre ?
Pourquoi l'amer
Dans ton coeur déserté
Par l'amour habité ?
J'hésite à te classer,
Toi l'insensé chassé,
Victime d'un passé
Qui t'a sacré blasé
Des amours insensées !

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


LA MORT DE LA VIE

Les ombres sombres dansent
Au balancier des flammes
C'est l'âme
Du drame
De l'existence
Qui se consume
Et fume
A petite cadence
Lentement
Comme le temps
Qui passe
Et chasse
Les bonheurs passagers
Ignoble messager
De la mort de la vie
Qui
A petits pas
Tapie
Va
Enchaînant nos coeurs
Au rythme des douleurs.

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


LE DROIT D'AUTEUR

Messieurs les députés,
pourquoi vous disputer
le droit d'ôter le droit
aux auteurs d'être en droit
de gagner librement leur vie ?
Question de survie
d'un patrimoine culturel
exposé au recel...
La musique et les mots ont le droit d'exister,
les créateurs aussi...
et de manifester
qu'à travers leurs écrits
c'est tout notre pays
qui crée
sa carte d'identité.

Le droit d'auteur
est un droit majeur.
Apprenez ça par coeur !

Marcel SIMONNEAU

(poème figurant sur le site de la SACEM depuis plusieurs années)


_________________________________________________


VERS LA VIE

Dirige-toi le soir vers les territoires
occultés
de la Connaissance.
Monte vers cette étoile
éteinte
habitée d'âmes nues.
Oublie la terre morte allongée dans l'Espace,
laisse-la reposer sa dépouille souffrante
de mal aimée.
Dis-lui adieu, dis-lui je t'aime,
quitte-la
comme tu as quitté la mère
qui a bercé l'enfance de ta vie,
et prends ton élan
vers l'étoile promise aux chercheurs d'or,
aux pionniers du Cosmos
à la quête du Dieu perdu,
dans les méandres du silence
évaporé dans l'ombre
de l'inaccessible Lumière.

Va vers la vie...

Marcel SIMONNEAU

("Mention avec inscription au Recueil"
de L'Académie des Jeux Floraux de Toulouse en 2000)

_________________________________________________


COMPLAINTE SANS RECOURS

Vague à l'âme au chevet de mon dégoût de vivre,
Sans ton amour.

Tristesse désormais présente et déchirante,
A chaque réveil,
Sans ton amour.

Tout ce qui vient de moi n'a que l'écho en toi
De l'agressif complot
Du désir pressant
De me chasser.

Sans toi, l'horizon n'a plus de raison d'être ;
Tout fout le camp, tout redevient passé,
Et ce temps caressé précipite en sa chute
Ma retombée.

Sans l'amour l'homme est lourd :
Les remords font le tour
Et la mort est autour...
Et plus aucun secours,
Ni l'espoir d'un retour :
Sans issue de recours !

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


ELEMENTS

Au feu les sentences surannées !
On ne prend pas le rêve
Pour un fleuve flou...
Demain sera de coeur,
Quand les hommes feront l'amour
Aux fleurs.
Partout je vois,
Partout j'entends
Le vent qui va, filant
Comme l'étoile bleue.
Regardez bien l'image
Qui fuit vers la lumière,
Regardez l'ombre,
Si haut, si loin
Qu'un soleil tombe à l'eau
Et que la terre étend
Son horizon d'écume
Où tu baignes ta plume.

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


INCANTATION

Amour,
Je te vole en plein rêve,
A l'unisson de l'ombre,
Et je te sens brûlant sur tes sommets de dune.

Où caches-tu tes rires
Et tes câlins d'alcôves
Qui plongent tes musiques
En des silences doux ?

Je te sublime en larmes
Avec ces cris d'hôtel
Aux lendemains sans flamme...

Et je t'appelle,
Et je t'appelle au secours de mon coeur
Qui court, qui veut, qui meurt
De trop d'ardeur, de trop de pleurs...

Dessine-moi ton nom sur le sable galant
Et ton désir de femme, ardent.
Dirige-moi le soir vers tes rives sacrées,
Sous de nouveaux soleils puissants.

Dis-moi je t'aime, amour,
De mille voeux scellés ;
Dis-moi ces mots secrets d'une si belle vie ;
Dis-moi que tu m'attends sur ce rivage offert ;
Dirige-moi, confiant, vers ton buisson ardent,
Divinement...
Et je t'enlèverai pour les cimes des muses.

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


AU SECRET DES FONTAINES

Tes doigts de douce aurore ont dessiné le chanvre de tes reins.
Ton lit d'eau vive et de savons fruités
Déroule sa nappe de nudité
Au petit matin.
Ton sel marin
Déjeune au sucre de tes seins.
Tu lisses l'herbe blanchie de brume.
L'odeur du vent, saveur de pin,
Mêlée au choc des enclumes,
M'éveille.
Je suis l'époux de ton sommeil,
Ton automne
Et ton stère de bois exotique.
Je suis venu goûter le nectar de ta peau,
Ensevelir ma lyre
Dans tes cris d'abandon.
Ton nom,
Je l'ai cherché au secret des fontaines,
Sur des sentiers de florilèges abandonnés.
Tu es là,
La terre peut bien trembler de tous les maux du monde,
Nous inventons le temps pour des lustres d'amour,
En parfumant nos corps d'étourdissante ivresse.

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


L'INSTANT FATAL

Tu n'en peux plus d'errer sur les bitumes nus
Des nuages scellés,
Et se hissent tes pas sur d'autres galaxies,
Profondes mers bleutées d'infinies latitudes.
La mort n'a pas percé ce mystère doré.
Y a-t-il sur le rêve une larme qui glisse ?
Je ne crois pas !
Le chemin s'est ouvert sur d'ultimes limites.
� tu ne verras plus ce qui faisait ton ciel,
Tu ne revivras plus les tropicaux soupirs
Sous les étoiles naufragées !
Il se fait tard,
La nuit enveloppe ton souffle
Au vent épais des marécages.
Crois-tu que des soleils rougissent sur ton front
L'éternité qui file ?
Le temps frappe du poing jusqu'à demain :
Dès l'aube tu sauras que l'histoire a sa fin.

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


CES MOTS D'AMOUR

Ces mots d'amour,
usés sur trop de lèvres,
emportés par le vent,
un automne,
deux hivers, trois printemps,
quatre étés ;
ces mots d'amour,
gravés sur des papiers jaunis,
ont brisé tant de coeurs,
pour quelques instants de jeunesse ;
ces mots d'amour,
ces rêves échoués sur des larmes,
je ne veux pas les déchirer,
je les laisse mourir,
et dans ce flot lointain,
la mer épure dans son sein
tous mes chagrins d'adolescent,
ces mots d'amour,
ces mots si lourds...

Marcel SIMONNEAU

_________________________________________________


CAFARD

Seul à subir la vie,
Face à des amours qui sont nées puis mortes,
Pris dans le tourbillon
Des marées déchaînées,
Pas même le temps
De reposer sur une plage
Mon corps
Pour admirer l'immensité du ciel,
Je rêve au plus triste des mondes,
Les yeux fixés
Sur l'horizon disparu
Et je pleure
Ces amours qui sont nées puis mortes,
Un été
Où la vie était encore belle.

Marcel SIMONNEAU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcel SIMONNEAU
inventeur du simonnet