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D'ALCÔVES

Dans une brume éteinte
Au capital fini
Laisse brûler les fièvres
Nues
Des nubiles histoires
D'alcôves
Elevées sur des rires
Morts
De nids
Froissés
Il pleut des rites de fous
Heurtés sur le parapet
D'un port
Dites moi l'heure
Des quais défaits
Par l'ombre inachevée
D'une sirène obscure
Et douce
Aurore figée dans ce brouillard
Immonde
Capital d'ironie
Heurté sur l'onde des dunes

Marcel SIMONNEAU

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DE VIE SANS PORT

Calice
Ordonné sur l'heure
Des glaces salines
Clou
De vie sans port
Peu importe
Le nom d'un autre
Irradié
Par l'amiral
Coquin de lune
Là haut une crypte
Ornée de bonzes
Gavés
Vit à l'heure des douleurs
Singeant là la nuit
Des capitaux immobiles
Ma foi qu'ils pleurent
L'esprit des ports
Immondes
On ira tous
Portés par les sentinelles
Qui rôdent.

Marcel SIMONNEAU

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DU LABEUR DES DIVAS

Inédit fasciné par l'âtre
Accumulé
Les déjeuners s'enflamment
Qui va près du pont
L'amour s'éteint
Barricadé d'ombre
Le carnaval a fui
Les dimanches
Des cris portés
Sur ce fleuve
La glace fond
Surgelée d'ombres
Il pleut
Du rêve au rire
Comme le tard dine
Sous les phares hautains

Regardons l'étrange
Menteur d'azur
Le dos se noue
D'esclandres
C'est bien l'heure
Du labeur des divas
Comme une île dénudée
De colombes sans nom
Cours au milieu de cette tour
Ils vivaient là
Du seigneur au nain
L'épée au charbon
Des feux affolés
N'approche plus l'orage
Laisse ton carosse
Au garage.

Marcel SIMONNEAU

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LAVES SALINES

Réveil
Du fou qui va
Sur l'ombre
Des flots qui poussent
L'idylle
Loin des salons
Fermés
Aux dimanches morts
Feuilles salées
De taches immaculées
Long fleuve élaboré
Qui s'étreint d'immondes
Laves salines
Le lourd obscur faisceau d'impur
Acclamé par sirènes satanées.

Marcel SIMONNEAU

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SUR LE CHEMIN DES CHUTES

On ira peut être un jour
Là-bas
Sur le chemin des ormes
Sur l'eau
Ensemencée de sable
Pour respirer le bleu
Pour survoler l'envers
Calme ondulé du rêve
Orbite inanimée des effluves
Marine offerte
Divine
Les ombres n'ont plus d'aire
Aux solstices élevées
Vois-tu qu'il est l'heure
Des paradis timides
Inertes et calculés
Sur
Ton rire d'étain
N'allons pas dire l'eau
Badigeonnant l'espace
Des muses
Rien n'est plus fou qu'un flot
Entra�né vers l'orage
On dit le vent happeur
On rit qu'un loup se meurt
Erange sans pardon
Sans dérisoire
Fresque
Le temps des rois
Une autre fois
Le capital de lune
Dépassé
Par ce temps sans dune
Tapageur
Où va ce vide
Mort
Le tourbillon des êtres
Jongleurs d'infini
Fuite
Grâce clamée sur l'heure
Des braves
On ira là sans eux
Sur le chemin des chutes
Glaneurs de lunes
Matelots d'ombre
Les chênes sont venus
Avant
Sous le charme éblouis
Sont restés
Des années.

Marcel SIMONNEAU

 

 

Marcel SIMONNEAU
inventeur du simonnet